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Pétale d'ellébore – Pétales d’une fleur des champs commune.

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Botanique Modifier

Ellebore

© BIUM Paris

Le pied de griffon. L'hellébore fétide. flo.fr.

Helleborus foetidus. L.S.P. 784. poly.polyg. PORT : herbe vivace qui fleurit dans les bois en mars et avril. TIGE : verte, droite, haute d'un pied et demi. FLEURS : vertes, bords des pétales d'un rouge noirâtre, 5 pétales B, une 20ène d'étamines qui tombent bientôt après l'épanouissement des fleurs. R..2.3 ou 4 pistils D..4 ou 5 nectaires ou cornets L. FRUITS : 2, 3 ou 4 capsules à une loge H. FEUILLES : les caulinaires M.R.T.Y d'un vert blanchâtre ; les radicales 2 d'un vert foncé luisant et noirâtre.

N.B. la fig U est un nectaire dessiné à la loupe ; la fig M l'état de la fleur quand les étamines subsistent encore.

PARTIES NUISIBLES : l'herbe et encore plus les racines. QUALITES : puante, amères, nausséeuses. EFFETS : interne vomissement, coliques violentes, dissentrie, ext rougeur, inflammation, ulcération. REMEDES int, vomir, boire beaucoup d'eau chaude, d'eau de veau, de poulet, de riz, d'huile d'olive, ext, laver avec les boissons, le petit lait.

Histoire Modifier

L'Ellébore : On dit que chez les Celtes se trouve un poison qu'ils appellent ellebore : ce poison tue si promptement que les chasseurs celtiques, quand ils ont percé d'une flèche un cerf ou un autre animal, accourent pour enlever avec soin la partie de la chair où se trouve la blessure avant que le poison n'y ait pénétré tout l'ensemble et pour prévenir la putréfaction de l'animal. Ils ont trouvé, disent-ils, un contre-poison dans l'écorce du chêne, ou selon d'autres, une feuille qu'ils appellent coracium ayant remarqué que le corbeau (corax) quand il est malade pour avoir goûté de ce poison, a recours à cette feuille et se trouve, après en avoir mangé, délivré de ce mal" (Aristote, Singularités merveilleuses 86, Cougny VI, 11). Pour Pline : "Les Celtes, à la chasse, enduisent leurs flèches d'ellébore, taillent autour de la blessure et affirment que la chair est plus tendre" (Pline, Histoire Naturelle, XXV, 61).. La toxicité de la plante est connue. L'intoxication, qui rappelle celle par l'aconit, se traduit rapidement par un engourdissement des extrémités, un refroidissement, des signes digestifs (nausée, vomissements, douleurs abdominales), et cardiologiques avec bradycardie, troubles du rythme et hypotension sévère ; le pronostic est toujours extrèmement réservé.

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